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C’est officiel depuis mardi. Au terme d’une saison remarquable, l’AS Gosier a remporté le second titre de champion de Guadeloupe de son histoire, en devançant nettement la JEFC (2e) et l’USBM (3e). Bilan en chiffres.

57. Le nombre de points récoltés cette saison par l’AS Gosier, soit treize victoires, deux nuls et une seule défaite, en seize matches disputés. Un total élevé qui donne une moyenne de 3,56 au quotient mis en place par la FFF pour départager les équipes à l’issue d’une saison arrêtée prématurément. En 2019, l’Amical avait engrangé 81 points. Mais en jouant dix matches de plus (soit une moyenne de 3,11 points).
 
35. Le nombre de buts inscrits cette saison en Régional 1. Un chiffre qui fait du tout frais champion de Guadeloupe (1) la meilleure attaque du championnat. En tête de gondole du classement des meilleurs artificiers, Yannis Dogué. Le jeune ailier droit venu du centre de formation de l’AJ Auxerre a inscrit 6 buts. Il devance Teddy Bacoul, Jérémy Prudent et l’Argentin Lucas Enriquez (4).
 
30. Le nombre de joueurs qui ont pris part au titre gosiérien (liste ci-après). L’effectif, pléthorique, de l’équipe de R1, 35 éléments à l’entame de la saison, a fondu jusqu’à atteindre 25 hommes au moment de l’arrêt du championnat, le 13 mars.
 
18. Le nombre de buts encaissés par l’arrière-garde gosiérienne, ce qui la place en troisième position du classement des meilleures défenses (remporté par le CSM, avec 13 buts). Un bilan « moyen » qui doit être relativisé : Ronald Popote et consorts ont encaissé la bagatelle de cinq buts lors du choc face à l’USBM, le 16 décembre (défaite 3 – 5, au Moule).
 
15. Les années qui séparent le second titre de champion de Guadeloupe, du premier, remporté en 2005. L’AS Gosier ajoute ainsi une ligne à son palmarès. A celui-ci figure également un moment marquant. En mai 1976, le club coaché par Flara Silvestre, le père de Pascal, avait réussi un parcours mémorable lors de la Coupe Pepsi. Après avoir écarté l’USBM (1 – 0, à Bergevin), les Gosiériens avaient gagné le droit d’affronter en finale le Cosmos New York d’un certain Pelé, dans la Grande pomme. Malgré l’ouverture du score, ils s’étaient inclinés 14 – 1.
 
7. Après avoir entamé leur championnat par une série de cinq succès, les Requins se sont offert le luxe de terminer le championnat (même s’ils ne le savaient pas encore) par sept victoires de rang, entre le 21 décembre et le 8 mars, s’offrant au passage le scalp de leur dauphin JEFC (2 – 3, 16e j.), le 1er février, et celui du champion sortant amicaliste : 2 – 1 (8e j.), le 8 février.
 
2. Deux ans : c’est le court laps de temps qui sépare le titre de Régional 2, conquis en juin 2018 face au Stade Lamentinois (1 – 0, c’est alors Mario Relmy qui était aux manettes), de celui du R1, glané cette année. Un petit exploit.
Deux, c’est aussi le nombre de titres de champion de Guadeloupe que compte l’ASG, seul club gosiérien à l’avoir décroché.
 
1. 1 partout. Comme le match nul enregistré entre l’ASG et le CSM, le 30 novembre, à Sainte-Anne (10e journée). Si le duel face à l’USBM est resté le plus prolifique (3 – 5), la rencontre disputée face aux Mouliens fut sans doute la plus belle de la saison. Entre engagement physique et envolées techniques, les 22 acteurs ont fait honneur au championnat guadeloupéen.
 
0. Comme le nombre de matches disputés à domicile. Sur la route de leur second titre de champions, les partenaires de Yohan Nandkissori ont reçu à quatre reprises au stade de Valette de Sainte-Anne, et autant au stade Jacques Ponrémy du Moule.

(1) Dans un courrier adressé mardi à la LGF, la Ligue du football amateur (LFA) a entériné le titre de champion de l’AS Gosier. Dans le même temps, celle-ci a validé l’accession supplémentaire en Régional 1. Celle-ci revient à la Juventus, 2e de la poule B de R2.

Les champions

Le groupe. Gardiens : Guitho Joseph, Cédric Anselme, Allan Georges.
Défenseurs : Steeve Tamcinne, Kévin Pierre-Justin, Yohan Nandkissori, Ronan Popote, Romuald Champenoy, Meddhy Mérion, Mickaël Lina, Quentin Laffont, Mario Hurtault, Dylan Jacques.
Milieux de terrain : Mathieu Petit (cap.), Fabien Carn, Mike Sixte Pasteur, Chruner Belfort, Joaquim Rodriguez, Loan Molia, Yaron Atlan.
Attaquants : Raphaël Galas, Luther Galas, Lucas Enriquez, Schneider Valmond, Hilaire Orilus, Yannis Dogué, Alexandre Bossé, Jérémy Prudent, Teddy Bacoul, Daniel James.
Le staff : Joky Montout (manager général), Pascal Silvestre (entraîneur), Jean Paly et Francky Aigle (adjoints), Cédric Céligny (entraîneur des gardiens), Joël Lambert (préparateur physique), Yvon Kancel et Francis Chalder (logistique).

ILS ONT DIT

Pascal Silvestre (entraîneur) : « Il ne faut pas se le cacher. Il nous reste une petite frustration parce qu’on aurait souhaité aller au bout de cette saison. Mais malgré ça, il y a beaucoup de satisfaction. Devenir champion de Guadeloupe, c’est un titre majeur. C’est un petit événement pour le club, pour la ville du Gosier. Je veux vraiment rendre hommage aux joueurs, au staff, qui ont fait un travail remarquable. Malgré l’adversité, le fait de jouer tout le temps à l’extérieur ou de voir le championnat brutalement interrompu. Tout en restant mobilisés pendant le confinement ».

Mathieu Petit (capitaine) : « C’est un deuxième titre en deux ans, après celui de R2, en 2018. C’est beau : ça garnit mon palmarès ! Il y en aura toujours qui diront que l’ASG ne serait pas allée au bout mais je crois qu’on mérite ce qui nous arrive. Tout au long de la saison, on a maintenu un très haut niveau d’implication aux entraînements. Je pense notamment aux séances physiques du mardi. On s’en souvient encore ! Je veux aussi rendre hommage à nos supporters, qui nous ont suivis, partout. Et je n’oublie pas les recrues venues de l’extérieur, comme Quentin Laffont, qui nous ont apporté leur esprit de la gagne ».

Bruno Treil (président) : « C’est la récompense des efforts fournis par les dirigeants, l’encadrement, les joueurs et les bénévoles. Un travail collectif. Il y a beaucoup de joie. On a beaucoup parlé de nos contrats fédéraux, des moyens mis en œuvre. Mais ce n’est pas là l’essentiel, même si l’argent reste le nerf de la guerre. Désormais, on espère que ce second titre de champion nous permettra de garder nos partenaires. Et pourquoi pas, de donner l’envie à d’autres de nous rejoindre. Même si le contexte est difficile ».

 

DCL

 

Source: France Antilles